ANATOMIE :

L’épaule est l’articulation la plus mobile de l’organisme puisqu’elle permet de positionner le membre supérieur, et en premier lieu la main, sur quasiment 360°. En plus de cette mobilité, l’épaule se doit d’être forte pour permettre le soulèvement d’objets lourds ou les efforts de grimpé, et endurante pour maintenir le bras en suspension dans les gestes simples du quotidien comme l’habillage, le coiffage ou la toilette. 

La ceinture scapulaire se compose de

  • 3 articulations :

1/ articulation gléno-humérale : entre l’os du bras et l’omoplate
2/ articulation sterno-costo-claviculaire : entre la clavicule et le sternum
3/ articulation acromio-claviculaire : entre la clavicule et le moignon de l’épaule

  • 2 espaces de glissement :

1/ espace scapulo-thoracique : entre l’omoplate et la cage thoracique
2/ espace sous acromial : entre la clavicule et le bras

Squelette de l’épaule

L’articulation entre l’humérus et l’omoplate correspond schématiquement au mouvement entre une sphère, un peu moins grande qu’une boule de billard, et toute une petite surface plane équivalente à un timbre poste. C’est dans ce déséquilibre que réside le secret de l’hypermobilité de l’épaule. 

Muscles en rouge et nerfs en jaune de l’épaule

Pour son fonctionnement  le complexe articulaire de l’épaule utilise à lui seul 19 des 54 muscles du membre supérieur qui agissent entre eux sous la forme de 25 couples de rotations.Si le plus fort est le deltoïde, qui dessine le galbe du moignon de l’épaule, le véritable chef d’orchestre est un groupe musculaire, appelé coiffe des rotateurs. Après avoir quitté la moelle épinière, les nerfs qui font route vers le bras se réunissent dans une gouttière où ils prennent le nom de plexus brachial. A ce niveau les rapports entre nerfs et articulation de l’épaule sont très étroits.
Ceci explique pourquoi il est si fréquent dans les douleurs d’épaule d’avoir mal sur le reste du bras jusqu’aux doigts.

Ainsi, lorsque l’on veut mettre en place une prothèse d’épaule, la situation sera radicalement différente selon que la coiffe des rotateurs fonctionne ou non. Si la coiffe des rotateurs est totalement rompue la prothèse aura le même comportement que le bras normal et passera rapidement au dessus de l’omoplate et l’intervention sera  un échec.Pendant de nombreuses années les prothèses d’épaule ont eu mauvaise réputation notamment en raison de résultats très aléatoires. Ceci s’explique par l’absence de solution technique pour les arthroses avec rupture massive de coiffe.

Ainsi, lorsque l’on veut mettre en place une prothèse d’épaule, la situation sera radicalement différente selon que la coiffe des rotateurs fonctionne ou non.
Si la coiffe des rotateurs est totalement rompue la prothèse aura le même comportement que le bras normal et passera rapidement au dessus de l’omoplate et l’intervention sera  un échec.
Pendant de nombreuses années les prothèses d’épaule ont eu mauvaise réputation notamment en raison de résultats très aléatoires. Ceci s’explique par l’absence de solution technique pour les arthroses avec rupture massive de coiffe.

A la différence de la hanche ou le genou, qui supportent le poids du corps, l’articulation de l’épaule est une articulation suspendue. Le deltoïde, qui recouvre l’épaule, agit comme un élastique qui entraîne en permanence l’humérus vers le haut.Sans la coiffe des rotateurs, l’épaule n’aurait pas de « plafond » et la tête humérale s’échapperait vers le haut à l’image d’une montgolfière dont on aurait coupé les attaches.

Coiffe des rotateurs inefficace