L E   T R A I T E M E NT   C H I R U R G I C A L  :

La chirurgie sous arthroscopie

La chirurgie de réparation des tendons se déroule sous arthroscopie (chirurgie réalisée à l’aide d’une caméra sans réaliser de grande ouverture sur la peau). Les tendons vont être « raccrochés » sur l’os par un système d’ancres et de fils. L’objectif est de placer le tendon en bonne position pour qu’il repousse dans l’os un peu comme les racines d’un arbre.
Cette chirurgie nécessite une hospitalisation brève de 24 à 72 heures en fonction de la douleur, mais peut être réalisée en ambulatoire.
La cicatrisation tendineuse est très efficace mais malheureusement très longue à se faire, avec 3 à 6 mois de grande fragilité ce qui explique la durée de la convalescence.

Réparation selon la technique du    « suture bridge »

Les suites opératoires

La convalescence est toujours longue car pendant le processus de cicatrisation, la zone de suture reste très fragile. Prévoyez classiquement 4 semaines d’immobilisation, 6 à 8 semaines pour reprendre la voiture, 3 mois pour récupérer une épaule fonctionnelle et 6 mois pour une épaule confortable. Le séjour en centre de rééducation est réservé à des cas particuliers. La reprise des activités sportives et professionnelles sera discutée avec chaque patient selon sa situation.

Pendant la phase de cicatrisation primaire il faudra respecter une période de prudence en gardant le bras dans une attelle. Cette attelle ne doit pas être considérée comme un plâtre car tant que votre coude est au niveau de votre thorax vous ne courrez absolument aucun risque pour la suture. Vous pourrez donc sauf cas très particulier retirer votre attelle pour vous laver, vous habiller et bien sûr pour faire votre kinésithérapie.

Je préconise une attelle un peu particulière appelée « shoulder confort » qui positionne votre épaule dans la position qui met la suture dans la position avec le moins de tension. Cette attelle a profondément  simplifié les suites opératoires avec une rééducation plus facile et des épaules beaucoup moins douloureuse.

Cette attelle peut paraître compliquée à mettre mais on s’y habitue très vite et après quelques jours de réflexion et l’aide de votre kinésithérapeute chaque patient arrive à trouver sa technique pour la mettre tout seul.

Les chirurgies de la coiffe des rotateurs comportent, comme toute intervention, certaines complications. La principale est le « lâchage » de la suture souvent liée à la mauvaise qualité du tendon qui a perdu son élasticité. Les infections sont extrêmement faibles, tout comme l’algodystrophie ou les lésions neurologiques mais doivent être connues non pas pour en avoir peur mais pour savoir réagir au bon moment. Rappelez vous toujours, au moindre doute il faut recontacter son chirurgien.